Liza Del Sierra « Le problème du porno français c’est l’amat »

Ça faisait pas mal de temps, à la rédaction, qu’on parlait d’interviewer Liza Del Sierra. Au delà de son inénarrable booty dont la réputation n’est plus à faire, on était très curieux de pouvoir rencontrer in real life celle dont les coups de sang autant que les profile pics agitent régulièrement des réseaux sociaux souvent bien tristounets. Outre sa plastique, c’est à force de travail que Liza est devenue  en quelques années une actrice X incontournable à la fois en France, en Hongrie et aux USA.

Alors qu’elle s’apprête à faire une pause de deux mois, nous la retrouvons dans un restaurant cosy de Saint-Germain pour aborder sa carrière, les récents problèmes liés à l’épidémie de syphilis aux Etats-Unis, l’escorting, et d’autres thèmes avec une franchise et une disponibilité qu’il est de bon ton de souligner.

Tu tournes beaucoup aux États-Unis, quels sont pour toi les avantages à tourner là-bas plutôt qu’en France ?
L’avantage a évolué. Au début partir aux États-Unis c’était pour moi un moyen de marquer le coup, et de prendre un peu ma revanche sur la France où pendant de longues années j’ai été « Liza la professionnelle » sur qui on peut compter mais qui sera pas forcément le premier rôle du film. M’exporter c’était montrer qu’ailleurs on ne passerait pas à côté. Ça a fonctionné, j’ai tourné 2 mois et j’ai été nominée 4 fois aux AVN. Dès que je suis revenue en Europe on m’a proposé des rôles très intéressants, des scènes qui me ressemblaient plus, on a plus fait attention à moi.

Aujourd’hui quand je vais aux États-Unis c’est plus pour le plaisir. Je peux doser entre les films scénarisés en France, mes potes, un milieu que je connais bien, et aller aux États-Unis découvrir de nouveaux acteurs, retrouver un peu de nouveauté et de fraîcheur. Découvrir de nouveaux partenaires c’est important, et les américains sont un peu plus ouverts à certaines pratiques qu’on ne fait pas forcément en France. Ça me permet aussi d’asseoir ma position en tant que Française qui marche aux États-Unis. Ce n’est pas en faisant que des scénarisés en France ou en Europe que je vais continuer à évoluer. J’ai encore plein de choses à faire.

Tu vas parfois à Budapest, ça donne quoi comme conditions de tournage ?
J’y vais de temps en temps oui. En terme de conditions, c’est un juste milieu entre les États-Unis et la France. Parfois on te fait un peu parler pour annoncer une scène, parfois non, parfois on t’interrompt 20 fois pendant une scène parfois non. C’était une bonne école avant de partir aux États-Unis, je pense que c’est un peu la voie à suivre.

Mais je ne suis pas très fan de la Hongrie. En France on a cette sexualité très légère et sérieuse en même temps. Tout est réfléchi et le sexe est justifié, il va se dérouler en fonction de l’action, ça rassure le spectateur. Aux États-Unis c’est plus naturel. J’aime bien aller là-bas parce que j’ai vraiment la sensation de m’envoyer en l’air, en France j’ai l’impression d’appartenir à un cinéma de genre ; ce n‘est pas la même démarche.

Toute la différence entre film scénarisé et gonzo en fait…
Exactement. Sauf que je n’aime pas tourner de gonzo en France. Les acteurs français ne sont pas assez naturels, sauvages. On est tellement dirigés en France que les mecs ont perdu la spontanéité qu’on trouve aux États-Unis. Bien sûr certains acteurs le font très bien. Des mecs comme Greg Centauro ou Ian Scott ont une sexualité à fleur de peau qui fait qu’ils s’en sortent parfaitement dans les deux registres.

On sait que le petit côté frenchie plaît aux Américains, tu penses qu’être française suffit pour réussir là-bas ?
Non, ce n’est pas du tout un gage de succès. Il faut vraiment travailler. Là-bas tout va très vite et tu peux être jugée en une semaine. Ils vont regarder si tu es ponctuelle, si tu es propre, si tu sais te placer, si tu sais poser. En gros,  il faut être bankable. Être française et avoir un petit accent ça peut aider mais ce n’est pas toujours un avantage. Dans un film scénarisé on va moins facilement te trouver un rôle si tu as un accent. J’ai la chance de parler anglais assez couramment, ce qui fait que j’ai eu l’honneur de tourner dans des films pour Vivid ou Elegant Angel mais ça reste rare. Je crois que même Katsuni a mis un peu de temps à faire son trou, alors que c’est une performeuse hors-compétition.

Le seul secret aux États-Unis c’est le travail. Il faut bosser. Ça bosse tout le temps là-bas, donc ce n’est pas difficile de trouver du travail. Par contre pour faire des grosses productions, faire des films scénarisés, faire la cover box ou même être nominée, là c’est une autre étape.

Si tu devais garder un seul bon souvenir de ta carrière, ce serait quoi ?
Ce que je préfère c’est quand on part en tournage. Pour le Camping des Foutriquets, on était partis à 20 en Corse. On vit ensemble, on bosse ensemble, on se fait des soirées. J’adore cette ambiance, mais ça ne se fait plus vraiment, ça coûte trop cher. L’année dernière j’ai tourné Mangez-moi pour John B. Root , on a passé une semaine tous ensemble dans un mas, c’était vraiment cool. C’est une façon d’aborder le tournage qui est beaucoup plus sympa et conviviale que quand on arrive le matin qu’on apprend nos lignes et qu’on repart le soir.

Tu retrouves cette ambiance aux States ?
Aux États-Unis c’est un peu différent. Ils sont tous très proches,  ils se protègent, ils prennent soin les uns des autres. Y’a une sorte de respect très professionnel : on ne fait pas attendre un réalisateur, une actrice ou la maquilleuse. Si tu arrives en retard t’es virée et on te remplace dans la minute. En France on est un peu plus relax, parce qu’on est tous potes, on se permet un peu plus de choses.

Tu penses que l’état du porno en France aujourd’hui est lié à ce manque de rigueur ?
Le problème en France comme aux États-Unis ce n’est pas au niveau du porno pro qu’il se trouve, c’est au niveau de l’amateur. Un acteur ou une actrice peut faire du pro et de l’amateur en même temps, c’est une spécificité française . C’est personnel, mais je trouve que c’est du gâchis. Pourquoi un mec achèterait un film à 30 euros pour voir une fille qui joue aussi dans un film à 1 euro?  Aux États-Unis c’est impossible. Tu ne peux pas faire du pro et de l’amateur, c’est beaucoup plus cloisonné. Si tu es amateur, les agences de booking ne t’ouvrent pas leurs portes. Ils ressentent moins le contrecoup de cette déchéance ambiante, des films sans test, faits à la va-vite dans une chambre d’Etap Hotel.

En France, un caméraman qui n’aura pas de boulot chez Blue One va aller filmer pour un site amateur quelconque où une mère de famille se fait prendre par quarante routiers. Parce qu’il faut qu’il bouffe. Ça n’arriverait jamais aux États-Unis.

Bien sûr c’est un plus grand pays, avec beaucoup de plus de demandes et un marché plus important, mais je pense vraiment que le problème en France c’est l’amateurisme et le tout gratuit.

Il y a eu le mois dernier un cas de syphilis aux États-Unis qui a paralysé le milieu pendant quelques semaines. Ça a relancé le débat sur une loi obligeant le port du préservatif sur les tournages et on a vu pas mal de porn star monter au créneau pour exprimer leur désaccord avec ce projet. Tu te places où par rapport à ça ?
Ce qui se passe aux États-Unis c’est particulier. Il faut savoir que le dépistage de la syphilis n’est pas obligatoire. C’est à dire que le test complet comprend chlamydia, gonorrhée et HIV. Certains laboratoires te testent pour la syphilis automatiquement, d’autres non. L’avantage qu’ont les américains, c’est que les acteurs sont représentés par des agents. Et si ton agent te dit « Tu ne vas pas bosser tant que tu n’as pas pris ton traitement », tu n’as pas le choix, tu ne tournes pas. Donc ils ont dû s’arrêter parce que les agents refusaient de faire tourner leurs acteurs et leurs actrices tant qu’ils n’avaient pas reçu leur piqure. Tout le monde a reçu la sienne, suivie d’un nouveau test et d’une attestation d’injection. Ensuite, les agents exigent que leurs acteurs ne tournent qu’avec des gens munis de cette attestation. Comme tout le monde est bien représenté, ça a permis d’empêcher la propagation de la syphilis et tout le monde a pu reprendre le travail très rapidement.

En Europe en ce moment, on en parle beaucoup moins mais il y a une crise de syphilis aussi. Parce que les acteurs français vont aux États-Unis, comme les Hongrois et les Anglais, et il y a quelqu’un qui l’a ramené. Ça a commencé à Budapest, où ils ont pris les choses en main rapidement puisqu’ils ont eux aussi des agents qui prennent soin de leurs acteurs. En France on a aucun cas pour l’instant mais c’est une maladie dormante. Les acteurs qui ont tourné à Budapest cet été peuvent avoir ramené ça avec eux et personne ne le sait. L’idéal serait que tout le monde prenne une piqure et une attestation d’injection mais en France rien n’est obligatoire. Comme il n’y a pas d’agent – interdit en France car considéré comme du proxénétisme NDLR –, c’est au producteur de décider s’il demande une attestation ou pas à ses acteurs et ses actrices.

On est plusieurs en France à se mobiliser en ce moment. J’ai beau être négative, j’ai quand même fait l’injection, et je vais m’arrêter de tourner pendant deux mois. J’ai la chance de pouvoir me le permettre, parce que je suis Liza Del Sierra. Une jeune actrice moins connue sera peut-être un peu moins regardante et ça c’est dangereux. Une fille qui n’a pas trop de fric, qui fait de l’amateur où on ne lui demande même pas le test, elle ne peut pas se permettre d’exiger un acteur ayant reçu l’injection. Donc c’est vrai que si jamais il y a un cas en France, ça serait très difficile à enrayer parce qu’on n’est pas représenté et que rien n’est centralisé, c’est la même chose en Espagne et en Angleterre.

Pourquoi n’y a -t-il pas un suivi comme aux Etats-Unis?
A cause du secret médical ! L’État nous empêche de créer une association où nous serions regroupés et où on serait mis au courant des résultats des tests. Si jamais une merde traîne, une alerte serait lancée et les producteurs/réalisateurs pourraient demander aux acteurs et actrices de fournir leur bilan post-alerte mais c’est interdit par la loi française. Aux États-Unis, le labo où tout le monde va est privé, tu peux accepter que tes résultats soient publiés en ligne, ça reste en circuit fermé, il faut avoir des codes pour y accéder. A la moindre alerte tu es mis au courant par mail ou par sms, et on t’incite à faire un test. C’est un système rodé. Les Américains se protègent et se respectent beaucoup, ils font attention à eux, peut-être un peu plus que nous.

Liza Del Sierra & Lily Carter dans « Wasteland »

A l’instar d’un nombre croissant d’actrices X, tu es très impliquée sur les réseaux sociaux…
Les réseaux sociaux sont très importants mais j’étais super mauvaise au début dans leur utilisation. C’est Skin Diamond qui m’a appris à me servir de twitter quand je suis allé aux États-Unis en 2011. La moindre action est source de communication et c’est moi qui m’occupe de tout : actualisation de mon site, annonce de nouveaux dvds, mes heures de webcam, etc…

Pour beaucoup d’actrices, il s’agit de rester au centre de l’attention. Quand tu te retrouves toute seule à l’hôtel après une journée où tu as tourné, fait des séances photos ou un show en discothèque, et bien tu te mets à tweeter. Ça reste aussi quelque chose de très utile, j’ai besoin de codes pour un hotspot, de l’adresse d’un labo ou d’un numéro de taxi à Chambéry, je tweete et je l’ai dans les 3 secondes ! J’essaye de donner beaucoup à mes fans mais il y a des choses dont je ne parlerai pas, qu’il s’agisse de mon petit copain ou de ma famille. Je ne mets pas non plus de photos trop explicites, ce que je faisais avant sur mon tumblr, mais j’ai vu que le nombre de visites augmentait au détriment de celles de mon site. Faut apprendre à gérer.

On a pu aussi y découvrir ton franc-parler … [il y a quelques semaines, Liza Del Sierra, particulièrement remontée, avait poussé un coup de gueule quant à une usurpation de compte Facebook, menaçant ses fans de ne plus communiquer tant que le compte fake ne serait pas supprimé NDLR] 
Facebook pour le business c’est très important. Si une discothèque veut me booker en show, elle passera en premier lieu par mon compte Facebook pour éviter les intermédiaires. Là je vois un profil fake, qui a 3.000 amis, dont des collègues… Je commence à recevoir des textos de gonzesses qui me parlent de rendez-vous pris via Facebook alors qu’il ne s’agit pas de moi. Ça devient dangereux. Autre exemple, une nana me tombe dessus sur Twitter en me disant que ce n’est pas correct d’avoir envoyé quelqu’un d’autre pour un casting dont elle n’a d’ailleurs jamais reçu ni les photos, ni les vidéos. Sauf que je ne lui ai jamais proposé de casting. Là-dessus elle me dit que je lui ai envoyé « mon assistant ».  Je n’ai pas d’assistant. Il s’agit du mec qui a usurpé mon identité avec le faux profil. Il a photographié et filmé la nana pendant qu’elle se masturbait… Ça fait peur. Heureusement ce n’est pas allé plus loin et j’ai envoyé un tas de goodies à cette fille.

J’ai évidemment contacté Facebook mais ils s’en battent les couilles et proposaient de supprimer tous les comptes Liza Del Sierra. Et parmi eux il y a le mien, l’officiel. Alors j’ai poussé un coup de gueule auprès de mes fans pour qu’ils report cette page suffisamment afin que le compte soit supprimé.

You don’t mess with the Liza

Quels sont tes tags favoris ?
Je regarde très peu de porno à part des bandes annonces chez Kink, Evil Angel ou Elegant Angel. Je ne veux pas télécharger ou aller sur Youporn ce serait aller à l’encontre de ce que je fais.

Tu n’utilises donc pas de support pour te masturber ?
Non j’utilise un bon plug anal et un Hitachi haha. Ou le joypad, un très bon sextoy qu’on m’a offert à mon anniversaire, j’ai juste mis un peu de temps à trouver où on mettait les piles! Je suis une grosse consommatrice de toys. J’ai un tiroir dédié. Ceux que j’utilise pour mes webcams, 2-3 trucs très persos et j’achète régulièrement des accessoires pour mes tournages.

Tu es considérée comme l’anal queen du porn français, qu’est ce que ça te fait d’avoir ce statut ?
Bon, déjà je me suis fait battre par une autre actrice française dont j’aimerai souligner la performance : Angell Summers, qui est allé chez Kink et qui y a fait une double anale, une double vaginale et une triple pénétration. Elle gagne haut la main. Je n’ai jamais fait de double anale, et j’ai testé une seule fois le fist anal. Je suis peut-être très douée dans une scène anale classique mais je ne vais pas faire dans la surenchère, ni dans les performances extrêmes. Moi je suis LA paire de fesses. Angel m’a croqué, mais j’aime à penser que je suis encore l’anal queen de par mon booty.

L’anal est un protocole très personnel. Il y a plusieurs étapes pour que tu puisses te sentir à 100% à l’aise avec cette pratique. Pour moi c’est venu avec le temps. J’attendais d’être prête, je m’étais déjà stimulée avant et quand j’ai senti que c’était le moment, j’ai voulu essayer avec un acteur, au moins j’étais sûr qu’il l’aurait dure.

Il y a un sujet un peu touchy qu’on aimerait aborder avec toi, celui de l’escorting. Dans la mesure où tu ne t’en ai jamais caché, nous aimerions savoir comment tu as été amenée à en faire.
En allant à Budapest où j’ai rencontré des actrices que j’ai regardées béatement. Des femmes indépendantes, fières d’elles, contentes de leur boulot. Des « guerrières du fion » comme je les appelais, qui arrivaient sur les tournages le couteau entre les dents et qui déchiraient leurs scènes. Moi ça faisait 4 ans que je vivotais dans ce milieu, je voulais être sexuelle et forte. À Budapest, ces gonzesses jonglent entre escort, plans culs et tournages pour leurs besoins sexuels. J’avais envie d’être comme ces filles, de pouvoir revenir de tournage satisfaite. C’est comme ça que ça m’est venu, par envie, par jalousie sexuelle. Ce n’était pas normal qu’elles s’amusent plus que moi!

J’ai fait de l’escort à une époque où je tournais peu. J’ai de gros besoins sexuels donc en toute logique, l’escorting me permettait de m’envoyer en l’air sans prise de tête avec des gens qui n’ont pas mon numéro, le fait que je ne connaisse pas la personne m’excite aussi. J’ai fait des rencontres intéressantes, que ce soit avec des hommes ou même des femmes. Tu découvres des partenaires sexuels d’une autre génération qui vont t’apprendre des choses différentes. C’est une aventure qui a duré un an et demi, qui m’a rendu très heureuse, très riche aussi, on ne va pas dire le contraire. Ça m’a grandement débloqué sexuellement, grâce à ça j’étais beaucoup plus à l’aise avec mon corps. Quand j’arrivais en tournage en me disant que la veille je m’étais envoyée trois cinquantenaires qui m’avaient fait jouir comme pas permis, je ne pouvais pas être plus heureuse. Je me suis rarement sentie aussi jolie, sensuelle et sûre de ma sexualité qu’à l’époque où j’étais escort.

Tu peux nous parler un peu de ton actualité ?
Mon site fonctionne plutôt bien. J’ai trois films à sortir chez Marc Dorcel, et un bientôt sur Canal +. En tant que réalisatrice, un montage de Liza aime Angell Summers qui devrait bientôt sortir. Je vais sortir Liza aime les grosses fesses, puis Liza aime Summers, puis on va se remettre à tourner pour les numéros 2 des gros seins et des grosses fesses, tout ça  distribué chez Colmax.

T’écoutes quoi en ce moment?
Je danse la salsa donc j’en écoute beaucoup. Je suis une grande fan de Marc Anthony. À la maison, pour écouter à fond, ça va être Black Kent (son album ricain  « Yes I Kent », c’est tellement old-school), Frer 200, Mc Luvin et Paris Combo.

Sinon en vrac – elle sort son iPod – Major Lazer « Get Free », Cheryl Cole « Parachute », Chris Brown « Blow in the Dark », Phoenix « If I ever feel better », Lykke Li « I Follow Rivers », Robin Thicke  « Sex Therapy » du Usher, Adele, Madonna, Selah Sue, Imany, Ne-Yo, Rick Ross…

Propos recueillis par Thelightcarrier et GrosMikko – Photos ©PB

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